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 +[{{ :divers:eluedudragoncouv.jpg?450 |Couverture du livre L'élue du dragon}}]
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 ====== De L'élue du Dragon, roman anti-maçonnique de 1929, à la grippe aviaire "fabriquée par les Illuminatis" en 2009 ====== ====== De L'élue du Dragon, roman anti-maçonnique de 1929, à la grippe aviaire "fabriquée par les Illuminatis" en 2009 ======
  
-{{:divers:eluedudragoncouv.jpg?300 |}}On connaît bien l'incroyable histoire de Léo Taxil, à la fin du XIXème siècle. Athée anti-clérical et franc-maçon turbulent, il avait réussi à rouler dans la farine les plus prestigieux représentants de l'église catholique, en publiant les récits fantastiques d'une certaine Diana Vaughan, grande prêtresse des obédiences maçonniques (le "Palladisme") et découvrant avec effroi que le Diable lui-même dirigeait la secte hérétique, dont le but était ni plus ni moins que de détruire la religion et ses institutions, et de précipiter ainsi le monde au bord du gouffre. Les aventures de Diana Vaughan étaient fort peu réalistes et versaient volontiers dans le macabre d'opérette et le fantastique de pacotille. On peut d'ailleurs se demander jusqu'à quel point Léo Taxil n'a pas lui-même desservi la cause qu'il entendait défendre, la légende de Diana ayant largement aidé à diffuser l'idée populaire selon laquelle il se trame des diableries, et à l'échelle internationale en plus, dans le secret des loges maçonniques.+On connaît bien l'incroyable histoire de Léo Taxil, à la fin du XIXème siècle. Athée anti-clérical et franc-maçon turbulent, il avait réussi à rouler dans la farine les plus prestigieux représentants de l'église catholique, en publiant les récits fantastiques d'une certaine Diana Vaughan, grande prêtresse des obédiences maçonniques (le "Palladisme") et découvrant avec effroi que le Diable lui-même dirigeait la secte hérétique, dont le but était ni plus ni moins que de détruire la religion et ses institutions, et de précipiter ainsi le monde au bord du gouffre. Les aventures de Diana Vaughan étaient fort peu réalistes et versaient volontiers dans le macabre d'opérette et le fantastique de pacotille. On peut d'ailleurs se demander jusqu'à quel point Léo Taxil n'a pas lui-même desservi la cause qu'il entendait défendre, la légende de Diana ayant largement aidé à diffuser l'idée populaire selon laquelle il se trame des diableries, et à l'échelle internationale en plus, dans le secret des loges maçonniques.
  
 L'élue du Dragon, roman anonyme publié en 1929, déroule à son tour le même fil mythique. Fortement inspiré par les aventures de sa devancière, c'est ici une certaine Clotilde Bersone qui nous conte ses mésaventures. Jeune fille bien sous tous rapports, quoi que née dans un milieu républicain dans lequel la religion ne jouait aucun rôle, elle découvre lors d'un voyage en Turquie, à Istanbul, que son cher papa est devenu maçon. Curieuse, trop curieuse, elle visite un soir, en catimini, la loge dans laquelle il participe à de mystérieuses réunions... auxquelles on n'hésite pas à le convoquer à tout moment, par des séries de coups dans les murs, ordres impérieux auxquels il ne saurait être question de se soustraire. Lors de sa visite nocturne, elle découvre une statue du Dragon : une hydre à corps de lion, à queue de serpent, aux pattes griffues, et dotée de pas moins de sept têtes. C'est la Bête qu'adorent les frères de "la Secte"... Et plus bas, en s'égarant dans les sous-sols, l'horreur : après la salle humide, où se pratiquent festins et orgies, Clotilde découvre des "cachots de Torture" où l'on assassine de pauvres victimes ! Le décor est ainsi planté très rapidement, presque aussi rapidement que les lames des couteaux que les Adeptes n'hésiteront pas, on l'apprendra vite, à utiliser pour se débarrasser de leurs ennemis. L'élue du Dragon, roman anonyme publié en 1929, déroule à son tour le même fil mythique. Fortement inspiré par les aventures de sa devancière, c'est ici une certaine Clotilde Bersone qui nous conte ses mésaventures. Jeune fille bien sous tous rapports, quoi que née dans un milieu républicain dans lequel la religion ne jouait aucun rôle, elle découvre lors d'un voyage en Turquie, à Istanbul, que son cher papa est devenu maçon. Curieuse, trop curieuse, elle visite un soir, en catimini, la loge dans laquelle il participe à de mystérieuses réunions... auxquelles on n'hésite pas à le convoquer à tout moment, par des séries de coups dans les murs, ordres impérieux auxquels il ne saurait être question de se soustraire. Lors de sa visite nocturne, elle découvre une statue du Dragon : une hydre à corps de lion, à queue de serpent, aux pattes griffues, et dotée de pas moins de sept têtes. C'est la Bête qu'adorent les frères de "la Secte"... Et plus bas, en s'égarant dans les sous-sols, l'horreur : après la salle humide, où se pratiquent festins et orgies, Clotilde découvre des "cachots de Torture" où l'on assassine de pauvres victimes ! Le décor est ainsi planté très rapidement, presque aussi rapidement que les lames des couteaux que les Adeptes n'hésiteront pas, on l'apprendra vite, à utiliser pour se débarrasser de leurs ennemis.
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 ==== La République mariée à Satan ! ==== ==== La République mariée à Satan ! ====
  
-{{ :divers:eluedudragondetail.jpg?800 |}}+[{{ :divers:eluedudragondetail.jpg?800 |Deux pages du livre "L'élue du dragon"}}]
  
 Voilà pour l'histoire. C'est rocambolesque, absurdement irréaliste, de mauvais goût et très simpliste (narration sans surprise, longs passages descriptifs parfois pesants, psychologie des personnages au ras des pâquerettes). Et pourtant, à cause de tout ça justement, c'est amusant comme tout à lire. Voilà pour l'histoire. C'est rocambolesque, absurdement irréaliste, de mauvais goût et très simpliste (narration sans surprise, longs passages descriptifs parfois pesants, psychologie des personnages au ras des pâquerettes). Et pourtant, à cause de tout ça justement, c'est amusant comme tout à lire.
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